Historique du syndicat

D’une gestion des berges à une gestion globale de l’écosystème aquatique

Contexte

A partir des années 1960, les extractions de granulats en lit mineur se sont intensifiées en France. Ces prélèvements massifs de sable et galets ont eu des conséquences sur la morphologie des cours d’eau, entrainant notamment des phénomènes d’érosions des berges et d’incision du lit de la rivière.
En 1980, face à ce constat, et en raison de nombreux et importants effondrements des berges de la Dordogne, quatre communes décident de créer le Syndicat Intercommunal d’Etudes et de Travaux pour la Protection des Berges de la Dordogne (SIETP Berges).

Années 90

études et création d’emplois

Au début des années 90, une série études met en avant l’inefficacité des protections de berge (enrochements) mises en place pour lutter contre les phénomènes d’érosion.

En 1993, le syndicat engage un technicien de rivière et une équipe en régie. Le technicien programme, réalise et encadre les travaux de restauration sur la ripisylve, la végétation des berges. Cet emploi permanent est une étape importante pour la structure, cela permet une continuité dans les actions menées, le technicien présent sur le terrain, facilite le lien entre les riverains et les élus des collectivités. La même année, le syndicat effectue une opération de restauration des habitats piscicoles et des zones humides avec la réouverture du bras mort de Bigaroque. La vision du syndicat évolue : ses missions ne concernent plus uniquement les berges mais englobent l’ensemble de l’écosystème rivière.

En 1998, le syndicat embauche une secrétaire-agent de développement, chargée de gérer la partie administrative de la structure.

Années 2000

Mutations territoriales

Peu à peu, de nouvelles communes riveraines de la Dordogne adhèrent au syndicat pour bénéficier de ses compétences.
En 2002, l’adhésion d’une Communauté de Communes (CC Vallée Dordogne) transforme le SIETP Berge en syndicat mixte. Il devient alors le Syndicat Mixte d’Etudes et de Travaux pour l’Aménagement et la Protection de la Rivière Dordogne (SMETAP Rivière Dordogne).

A ce moment là, avec cinq récentes adhésions, il comprend 20 communes et intervient sur 77 km de berges de la rivière Dordogne, ainsi que sur l’ensemble du réseau hydrographique des collectivités concernées.

En 2019, suite à la prise de compétence GEMAPI, obligatoire pour les communautés de communes, le SMETAP rivière Dordogne connait une nouvelle modification de son périmètre d’intervention.
Dans un premier temps, la Communauté de Communes Domme Villefranche délègue la compétence au SMETAP, accompagnée rapidement par la Communauté de Communes du Pays de Fénelon.

Dans sa forme actuelle, le syndicat regroupe maintenant 5 communautés de communes adhérentes pour 49 communes. Il intervient sur 136 kilomètres de berges sur la rivière Dordogne et sur une partie du réseau hydrographique des collectivités concernées (180 km de cours d’eau affluents).
Cette nouvelle mutation, importante, conduit à la création d’un nouvel emploi de technicien de rivière, à compter du mois de février 2020 et au recrutement d’un agent de terrain au 1er janvier 2021.

Les présidents du syndicat

De 1980 à 1983 : Jacques LAFFOND
De 1983 à 1989 : Jeanine CONTY
De 1989 à 2002 : Mickael GILBERT
De 2002 à 2014 : Francis MAZIERES